projet Beethoven

 

Jonas Vitaud, piano et  Le OFF des musiciens de l’Orchestre de Paris

LUDWIG VAN BEETHOVEN La transcription au centre de l’activité créatrice

 

Né en 1980, Jonas Vitaud commence le piano à 6 ans. Formé par Brigitte Engerer, Jean Koerner et Christian Ivaldi, il obtient au Conservatoire National Supérieur de Paris quatre premiers prix (piano, musique de chambre, accompagnement au piano, harmonie).

Lauréat de plusieurs concours internationaux tant en soliste qu'en chambriste (Lyon, ARD de Munich, Trieste, Beethoven de Vienne), Jonas Vitaud se produit dans de prestigieux festivals : Roque d'Anthéron, Lille Piano(s) Festival, Orangerie de Sceaux, Piano aux Jacobins, Pâques à Deauville, Folle journée de Nantes, Tokyo et Varsovie, Richard Strauss Festival en Allemagne, Automne Musical de Caserta en Italie, iDans d’Istanbul, Summer Festival de Dubrovnik, French May à Hong Kong, Phillips collection à Washington...

En janvier 2016, Jonas Vitaud sort son deuxième disque solo consacré à Henri Dutilleux et Franz Liszt (CHOC CLASSICA avril 2016). Pour le centenaire d’Henri Dutilleux en 2016, il lui donnera un grand nombre d’Hommage. En Mars 2016, ce sont deux œuvres de Tchaïkovsky, l’une fragile l’autre imposante, que Jonas Vitaud sort au disque avec le label Mirare – Les Saisons et la Grande Sonate opus 37, disque qui obtient 5 Diapasons.

Le OFF des musiciens de l’Orchestre de Paris

Créé en 2015 à l’initiative des musiciens de l’Orchestre de Paris, le OFF est un ensemble instrumental à géométrie variable qui propose, en marge de la saison symphonique de l’orchestre, des concerts aux formats et contenus originaux. Sans limite de style ou d’époque, le OFF des musiciens de l’Orchestre de Paris s’inscrit ainsi dans une dynamique libre où l’imagination et la création sont à l’honneur.

VERSION 1 CONCERT SANS ENTRACTE

Symphonie de poche

2e Symphonie (version violon, violoncelle, piano)
30' Concerto pour piano n°3 version de chambre 35'
Durée 1H10 - 6 musiciens

Deux grandes œuvres symphoniques sont ici présentées dans leur version pour petites formations.

La 2ème symphonie est jouée dans la transcription pour trio avec piano que Beethoven a lui-même réalisée.

S'agissant du concerto n°3, qui fait dialoguer le piano avec un quintette à cordes à deux altos, Beethoven avait demandé à son ami Pössinger d'en réaliser la transcription pour une exécution au Palais du Prince Lobkowitz, un mécène de Beethoven. Cette transcription incomplète a été retrouvée et achevée par le musicologue Hans Werner Küthen.

 

VERSION 2 CONCERTS

Concertos de poche

32 variations en ut mineur pour piano 12'
Quintette en ut mineur op.104 (transcription du Trio op.13) 26'
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Concerto pour piano n°3 version de chambre 35'

ET

Sonate n°9 pour piano 13'
Quatuor à cordes Hess 34 (transcription de la Sonate n°9 pour piano) 13'
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Concerto pour piano n°4 40' Durée 1H30 - 6 musiciens

Cette série de 2 concerts permet de revisiter les 3ème et 4ème concertos dans leur version réduite pour piano et quintette à cordes. Celle-ci a été demandée par Beethoven à son ami Pössinger (arrangeur et violoniste de cour) dans le but de pouvoir jouer ces concertos dans le Palais du prince Lobkowitz, grand mécène du compositeur.

Les partitions ont été retrouvées puis complétées ces dernières années par le musicologue allemand Hans Werner Küthen. Beethoven a lui-même effectué des modifications dans la partie du soliste, notamment dans les cadences.

Le premier concert, associe au très dramatique 3ème concerto des œuvres marquées comme lui par la notion de fatum, de "destin", thème très présent chez Beethoven (on pense bien sûr à la célèbre 5ème symphonie). La tonalité de do mineur, dénominateur commun des 3 œuvres de ce programme, est en effet indissociable chez Beethoven d'une grande intensité dramatique, d'un travail thématique basé sur des rythmes contrastés, aux contours très marqués et souvent obsessionnels, évoquant la fatalité.

Ainsi la première œuvre de ce programme, les 32 variations en do mineur pour piano , est une sorte de chaconne, au rythme pointé inflexible, avec une basse en ostinato évoquant l'éternel retour et l'impossibilité de s'arracher au destin.

L'œuvre suivante, le quintette opus 104, est une transcription de la main de Beethoven de son propre trio opus 1 n°3. On y retrouve la noirceur de l'œuvre précitée, et dans le premier mouvement, le fameux rythme 3 brèves une longue qui hantera Beethoven jusqu'à la 5ème symphonie.

Le deuxième concert, au contraire, présente l'autre facette de Beethoven, un Beethoven radieux, humaniste, plein d'espérance. Pour introduire le 4ème concerto, sommet du lyrisme beethovenien, une même œuvre sera jouée dans deux versions différentes, pour éclairer le travail de la transcription beethovenienne. Il s'agit de la sonate pour piano opus 14 n°1, œuvre pleine d'optimisme et d'insouciance, dont Beethoven a réalisé une transcription pour quatuor à cordes.

Sans vouloir exagérer le rapprochement entre les deux œuvres - il s'agit de partitions d'époques, de styles et de longueurs très différents - on retrouve dans la sonate opus 14 n°1 ainsi que dans le concerto n°4 un premier mouvement lyrique et radieux, suivi d'un second mouvement en mi mineur marqué par un tourment, une inquiétude, bientôt balayés par un final d'une joie exubérante.